Fragments.

Des récits courts dans les marges de l'histoire de Flextstory. Greenwich en 1999. De nombreuses histoires arrivent, se passent, sont chuchotées, sans que personne ne les écoute.

Notre premier recueil s'ouvre sur les couloirs d'un hôpital psychiatrique une nuit de septembre. À partir de là, les histoires se succèdent dans une atmosphère chargée de mystère et de tension.

Pas de sommaire imposé. La mini-map à droite suit votre lecture ; tournez la page en faisant défiler.

↓ LIRE

Fragment 01 · Le Détective

Shelton et l'Hôtel-Dieu

Shelton Arc : Le Détective 10 min de lecture Septembre 1999

La nuit, encore sombre du mois de septembre, s'abattait sur les environs de la forêt de Grimont. Une pluie battante empêchait le conducteur d'un véhicule de bien avancer sur le chemin communal qui menait à l'Hôtel-Dieu. Devant un immense portail de fonte et de fer, le véhicule se mit à stationner et l'homme au volant coupa moteur et lumières.

L'obscurité envahit alors les silhouettes de marbres et les murets qui pouvaient vaciller entre les phares et les gouttes d'eau. Le calme s'abattit. Plus un bruit. Seule la respiration se faisait entendre au son de la tôle frappée par l'averse.

La lueur d'une flamme surgit dans l'habitacle. Une cigarette s'alluma pendant que l'homme regardait au loin l'imposante bâtisse qui bordait la forêt domaniale.

Eric Shelton avait l'habitude des cas étranges. Mais cette nouvelle enquête le laissait terriblement songeur.

Quelques semaines auparavant, un mystérieux intermédiaire était venu à sa rencontre dans un café du centre-ville. Un homme que Shelton n'avait jamais vu, chapeau bas, visage dans l'ombre, une bague au symbole spiralé qu'il n'arrivait pas à replacer. Il avait posé sur la table un dossier, une photo d'une horloge dorée prise en photo par un étudiant de Birgham, et une somme conséquente d'argent qui avait suffi à convaincre Shelton de ne pas poser trop de questions.

"Mon client commence à sérieusement s'impatienter," avait dit l'homme. "Il souhaite connaître votre avancée. Le temps presse. Dépêchez-vous ou il arrivera grand mal à cette ville. Et vous en serez le seul responsable."

Une menace habillée en avertissement. Shelton connaissait la différence. Il trouvait surtout que l'homme avait une vision bien naïve de ce qui motivait un détective privé, la somme sur la table avait fait bien plus que n'importe quelle mise en garde.

Ce qui l'avait surtout convaincu de prendre l'affaire au sérieux, c'était autre chose. En cherchant, il avait trouvé. Pas l'horloge, pas encore, mais quelque chose qui méritait qu'il pose son nez pour enquêter. Un dossier. Un homme. Un matricule : 337.

"Il faut bien se nourrir, non ?" marmonna-t-il.

Il cherchait à se convaincre lui même qu'il était sur la bonne piste. Celle d'un fou. Un fou et une horloge, tel une fable qu'on pourrait raconter à un enfant. C'était compliqué pour lui de croire à cette histoire mais ce n'était pas la première fois qu'il voyait des absurdités à Greenwich.

Ce fut assez compliqué pour le détective de reconstituer le parcours de cette horloge dorée. Personne ne savait retracer la trajectoire de l'objet. Certains parlait d'un accident dans le désert, d'autres d'un objet détenu par des nazis. Dans cette affaire, on disait que quelques jours avant que se passe le drame du camp Summer, une femme décédée en 1995 avait léguée l'objet à son fils. Et le fils avait commis l'irréparable. Une autre piste pour le détective.

L'Horloge avait ensuite de nouveau disparu. Le fils, lui, était ici, derrière ce gigantesque portail métallique.

La lumière vacillait à l'intérieur de l'Hôpital pour les fous de l'Hôtel-Dieu. C'était là que sa piste menait. Celle d'un meurtrier. Un meurtrier fou qui avait rencontré l'horloge quatre ans plus tôt et qui avait perpétré de terribles meurtres. Cela avait fait la Une et tenu la ville en haleine pendant plusieurs mois. Un feuilleton sordide dont Shelton n'avait pas souvenir, il faut bien avouer que l'homme n'était pas le moins porté sur la bouteille à cette époque.

Il était en chemin pour écouter son histoire. Rendre possiblement crédible ce que personne n'avait cru bon d'écouter. Accorder du crédit à un malade mental.

Il était temps. Il jeta sa cigarette par la fenêtre. Alluma son moteur, ses lumières, et franchit le domaine pour aller à la rencontre de cette absurdité.

Le fou et l'Horloge.

· · ·

↓ Fragment suivant · Le fou et l'Horloge

Fragment 02 · Le Détective

Le fou et l'Horloge

Shelton Arc : Le Détective 8 min de lecture Septembre 1999

La voiture, garée à l'entrée. La porte en bois, celle des anciennes bâtisses de Greenwich. Elle devait bien dater de quelques siècles. Assez pour lui donner cet aspect attendu d'un hôtel où régnait la folie. Imposante, massive, pour retenir la folie en ses lieux et ne pas exposer les foules à cela. Les cris étaient audibles dès le perron. Était-ce de la maltraitance ou juste la manifestation de la maladie de l'homme ? Dur de juger en entrant dans ce lieu hermétique à l'extérieur. Presque stérile à l'humanité.

Les portes défilèrent, les situations grotesques de la psychiatrie aussi. Son hôte, un infirmier bien trop nerveux, à peine sorti de sa formation à en juger par son allure, le guida dans un dédale de couloirs. Shelton nota que son accompagnateur marchait légèrement de côté, comme un crabe. Il se demanda si c'était enseigné à l'école d'infirmiers ou si ça venait avec l'expérience.

Ce qui le frappa, c'était la folie elle-même, pas celle qu'il avait imaginée depuis l'extérieur. L'architecture participait certainement à quelque chose. Le dédale de couloirs, l'absence de repères, les angles qui ne menaient nulle part. Un labyrinthe ne rendait pas fou par accident.

Le lieu paraissait insalubre, en mauvais état, abandonné dans certaines sections.

Mais cela n'avait vraiment rien à voir avec l'Aile 6.

L'infirmier ralentit le pas, presque à en trébucher avant même d'y arriver. Comme s'il avait assisté à des évènements qui l'avait choqué, ou que quelque chose, quelqu'un, l'effrayait. Peut-être était-il aussi un froussard de nature ayant peur de tout ? Il s'éclaircit la voix.

"Je dois vous prévenir, monsieur … détective ?… l'Aile 6 est normalement condamnée au public."

Shelton l'attendait. Il s'était renseigné. Il n'était pas mauvais détective.

"Oui, je suis au courant," dit-il simplement.

"Votre autorisation a été signée par le directeur. C'est que vous venez pour une bonne raison. Mais…" L'infirmier hésita un instant. "Ce sont vraiment les cas les plus ingérables qui sont là-bas. Ceux qu'on ne peut plus mettre ailleurs. Vous comprendrez que ça ne se fait pas souvent, d'emmener un visiteur dans cette section."

Il dit ça d'un ton qui suggérait qu'il aurait préféré ne pas être l'accompagnateur du jour.

L'Aile 6 s'ouvrit sur des portes d'un cachot rouillées. Comme dans ces lieux abandonnés. L'infirmier fit rapidement l'historique du lieu au détective. Tantôt couvent, tantôt sanatorium, la foi et la folie avaient en tout temps, en tout lieu, imprégné la destinée de l'Hôtel-Dieu.

À chaque pas, à chaque porte, quelque chose vibrait dans l'air. Une sorte de tension électrique que Shelton remarqua dès la première porte. Ce n'était pas un simple courant d'air. Pas une odeur. Quelque chose de moins identifiable, comme si la pression était imperceptiblement différente ici.

Dans un couloir, pendant un instant où son esprit divaga il crut apercevoir une terrifiante silhouette déformée, figée contre le mur. Dans un sursaut, il recula de deux pas. Puis se remit à marcher comme si de rien n'était. Pendant un instant, il s'était lui même fait avoir par l'âme de l'endroit. Ce n'était que les reflets de la lune qui venaient jouer avec les ombres du lieu.

Pour rompre le silence, l'infirmier lui confia alors que le fameux patient qu'il venait voir n'avait pas de nom officiel. Il était simplement appelé 337, en référence à son matricule qu'il possédait depuis son arrivée dans cette maison des fous.

"Il ne parle plus depuis 1996," lui confia-t-il.

"Vœux de silence ?" dit Shelton. "Impressionnant. Moi je tiens pas trois heures."

L'infirmier ne releva pas. "Un ancien collègue m'a raconté son histoire. Je n'en reviens toujours pas. Il paraît qu'il était bavard avant."

"Et vous, l'ami ? Vous êtes là depuis combien de temps ?" Shelton ne demanda que pour faire la discussion.

"Depuis au moins 7 mois. Et je ne compte pas rester ici. Autrement je vais finir comme eux." L'infirmier marqua une pause, puis : "Imaginez, une des rares fois où je suis venu travailler ici, j'ai entendu ce 337 murmurer des suites de chiffres en regardant fixement le mur."

Shelton s'arrêta de manière presque imperceptible.

"Des suites de chiffres. Quel genre ?" Il était intrigué.

L'infirmier haussa les épaules.

"Des dates, on dirait. Enfin, c'est ce que pense le personnel soignant. Des combinaisons comme… 14-03-01. 07-11-03. 22-08-07. Des trucs dans ce goût-là. Ils changent pas. Il répète les mêmes, toujours dans le même ordre."

"Et personne n'a cherché à comprendre ce que ça voulait dire ? Un psychologue ? Vous n'avez pas consigné tout ça ?"

L'infirmier le regarda comme si la question était complément absurde.

"C'est un psychotique, détective ! Pas Nostradamus."

Shelton ne répondit rien, il ne s'y attendait pas. La discussion c'était presque terminée sur ces mots.

Il prit note, mentalement, de tout ça. Des dates à venir ? Quelqu'un qui regardait un mur depuis trois ans et énonçait des dates à venir. Il ne savait pas encore ce que ça voulait dire.

Mais il enclencha le Dictaphone.

· · ·

↓ Fragment suivant · Le parloir

Fragment 03 · Le Détective

Le parloir

Shelton Arc : Le Détective 9 min de lecture Septembre 1999

Les deux hommes terminèrent leur route devant une grande porte métallique. Le genre de porte extrêmement lourde, pensée pour ralentir la progression d'une quelconque fuite.

Shelton se demanda combien d'hommes il faudrait, de l'autre côté, pour la pousser. Lui, seul, ne pourrait rien y faire. Plus par flemmardise que par envie.

L'infirmier s'arrêta à deux pas du seuil et fit comprendre à Shelton son intention de ne pas aller au-delà.

"Je vous attends ici. Je n'ai pas le droit d'entrer."

"Pourquoi donc ? Vous avez peur de quelque chose ?"

"Non, personne n'a envie d'entrer. C'est un peu différent."

Il eut un petit rire qui ne servait à rien, puis il regarda ses chaussures. Shelton lui laissa cette dignité-là et poussa la porte.

C'était enfin le parloir.

Il avait bien étudié son dossier, ses questions, la façon dont il allait amener ce type à se livrer et lui apporter des réponses. Ces derniers mois n'avaient pas été riches en affaires : deux filatures pour des divorces, la traque d'un chat malfaiteur dans un quartier pavillonnaire, une histoire dont il évitait de trop s'épancher, et cette fameuse histoire d'Horloge, qui lui permettrait peut-être d'arrêter de vivre à crédit.

· · ·

Mais, avez-vous déjà entendu parler des massacres de 1995 ?

Au détour des récits les plus communs se trouve cette histoire terriblement sanglante qui fait maintenant partie des légendes urbaines de Greenwich. La ville, autrefois, n'avait que peu connu d'histoire aussi terrifiante. De parole en parole, il est rapporté que tout commença dans un camp de vacances forestier situé aux abords du lac Paradise, au nord-ouest de Greenwich. Le SummerCamp était un de ces centres aérés inspirés des modèles américains. Grands chalets en bois de pin, activités autour du lac, feu de camp pour passer les soirées. Au milieu du lac, une petite île portait les restes d'une bâtisse bien antérieure au camp ; on y allait en canoë le jeudi. En 1995, c'était bien plus simple d'envoyer ses enfants là-bas que de les garder à la maison pour les grandes vacances d'été.

C'est ici que se passa le drame.

La police rapporta les faits : cinq personnes décédées ce jour-là. Trois adolescents, un moniteur qui les accompagnait, et la cantinière qui avait eu le malheur de travailler tard. Tout ce qu'on savait ? Que le concierge du camp était passé à l'acte sous une forme de démence profonde. L'homme fut rapidement arrêté. Il ne nia rien. Il expliqua qu'il entendait quelqu'un, la nuit, depuis quelques jours. Quelqu'un qui lui parlait du chaos comme d'une bonne chose, il l'appelait "satan".

Les voix commencèrent à l'enterrement de sa mère, quelques jours plus tôt. Il n'avait pas hérité grand-chose : un petit pavillon à vider, des cartons, de la vaisselle dépareillée. Et, selon ses dires, une horloge que la vieille femme avait achetée dans un vide-grenier des décennies auparavant, posée quelque part et jamais regardée depuis. Elle l'avait gardée près de trente ans.

Personne dans la famille n'en avait voulu. Il l'avait prise parce qu'il fallait bien que quelqu'un prenne quelque chose.

C'était là une histoire de folie classique, de celles qui mènent un bougre à passer à l'acte. Le décès d'un proche peut détruire un esprit, rendre fou, faire commettre l'inacceptable.

L'horloge ? Disparue. La police lui attribua ainsi de nombreuses disparitions dans la région durant cette même période pour ne pas avoir à expliquer ce qui a bien pu se passer.

· · ·

Il entra dans une salle vide, froide, simplement éclairée par un néon d'un blanc pâle et clignotant asynchrone. Les tables étaient en plastique vert. Cette même matière qu'on retrouve dans les cantines des camps de vacances. L'idée que tout cela était une mise en scène lui traversa l'esprit un instant mais ça n'avait aucun sens… Un simple choix de mauvais goût. Les assises en fer, elles, avaient certainement été choisies pour rendre le lieu le moins accueillant possible.

Un garde derrière la porte des prisonniers. Un derrière celle des visiteurs. Et seulement des hublots permettant de les discerner d'un côté comme de l'autre. C'était alors pour Shelton les seuls remparts face à un interrogatoire qui viendrait à dégénérer. Mais aucune raison, ce n'est qu'une bête conversation, comme il en avait par centaines.

Au centre de la pièce, dans un silence de mort, l'homme en camisole l'attendait.

Enchaîné au sol par la cheville. Une chaîne courte avec à peine deux mètres de jeu, ne lui laissant que peu d'espace pour bouger. Comme une bête, un animal, un chien, qu'on souhaite empêcher de s'échapper par tous les moyens. L'homme était pourtant stoïque. On ne le voyait presque pas respirer.

Le regard dans le vide. Était-il toujours présent ?

Shelton se mit à l'aise, retira sa longue veste et s'assit en face de lui. Il vérifia discrètement, d'une simple pression de son pouce, le dictaphone tournant toujours au fond de sa poche.

"Dites-moi, vous n'êtes pas le plus accessible des détenus."

L'homme ne décrocha pas le regard du vide.

"Bien. Je vois. Peu bavard. Allons droit au but dans ce cas."

Il posa ses mains à plat sur la table et se pencha légèrement vers l'avant.

"L'Horloge. Vous avez eu en votre possession l'Horloge en 1995."

Au mot Horloge, quelque chose bougea. Shelton le remarqua dans ses yeux. Un mouvement infime, comme un courant sous la glace. Un frisson secoua sa nuque.

L'homme se mit à sourire. Un sourire presque enfantin.

"Tic tac, tic tac, je l'entends."

Ces quelques mots étonnèrent Shelton qui devint attentif à tout ce que pouvait dire l'homme, qui devenait alors étrangement bavard pour quelqu'un qui n'avait pas parlé depuis trois longues années.

"Mais encore ?" Il croisa les doigts dans la paume de ses mains pour faire appui, et le regarda droit dans les yeux. "Qu'est-ce que c'était ? Où l'avez-vous caché ?"

L'homme était presque actif, présent, comme dans un moment de pleine conscience. L'homme muet laissait passer les mots, comme on laisse passer un courant d'air.

"Il m'a dit tant de secrets… Je n'entendais que lui… un… et ce… tic tac…" Une pause. "Vous savez, je n'ai pas fait ces choses. C'est lui. C'est nous."

Shelton nota le nous, et n'en montra rien.

"Vous ne saviez pas ce que vous faisiez." Le détective cherchait à l'emmener quelque part.

"Si."

C'était un mot tranchant.

"J'étais debout, dans le réfectoire. Il faisait chaud, j'avais chaud. J'étais assoiffé, pourtant j'avais bu. Je respirais mal. Et il y avait cette pendule en forme de chat. Tic tac. 23h12." Il s'arrêta sec. "J'étais bien moi-même à ce moment-là."

Un silence s'abattit. Shelton n'attendait que la suite. Mais il ne vint rien de tel.

"Et les victimes ? Ces enfants ? Qu'avez-vous fait ?"

"Je l'ai détruite. Elle ne pouvait plus faire de mal. Pourquoi est-elle venue à moi ? Tic tac, je l'entends alors que je l'ai détruite." Rien n'avait de sens.

"Où l'aviez-vous détruite ?"

"Dans un ruisseau de la forêt. Mais il était là, il ne voulait pas que je…"

Puis de nouveau rien. Il changea d'approche.

"Ces nombres que vous murmurez. Ces dates." Il garda la voix neutre, presque détachée. "14 mars 2001. 7 novembre 2003. Qu'est-ce que c'est ?"

L'homme se figea. Pour la première fois, il tourna vraiment les yeux vers Shelton. Non pas vers le vide mais bien vers lui.

"Vous les avez entendus."

"Tout le monde les a entendus."

"Non." Un temps. "Vous, vous les avez entendus."

Il y avait une différence dans sa voix, entre entendre et entendre.

"Ce sont des dates ?" insista Shelton.

"Ce sont des portes," dit l'homme. "Des portes qui vont s'ouvrir. Il me les a données. Pour que je les garde. Pour que quelqu'un les entende un jour. Comme ces portes qu'ils ont fermées."

Shelton ne montra rien. Mais quelque chose se déplaçait dans sa tête, des pièces qui commençaient à se chercher sans encore se trouver.

"Qui vous les a données ?"

"Le tic tac."

Puis l'homme se figea. Net. Un changement brutal d'attitude.

Comme si quelque chose à l'intérieur de lui venait de changer de position.

· · ·
· · ·

Fin du Recueil.

Ce Recueil se termine à l'aube de nouveaux fragments. Ceux-ci ne s'arrêtent pas. Ils continuent d'exister tant que vous n'aurez pas entendu la fin du Dictaphone.

↑ Relire depuis le début ← Accueil
À venir · Fragment IV, « La femme dorée »
Fragment 01 sur 3 Shelton et l'Hôtel-Dieu